Friday, April 01, 2005

"battre la chamade", vive le printemps!


les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, ... Posted by Hello


Oups !!
Une semaine sans poster, c’est impardonnable, je le sais et j’essaierai de ne pas renouveler la chose. Heureusement, certaines personnes, très attentionnées et que je ne nommerai pas, avait courageusement et surtout très avantageusement, repris ce flambeau mis en veilleuse momentanée.
J’ai choisi l’expression d’aujourd’hui car elle est dans l’air du temps, nous venons de rentrer dans une saison propice aux amours naissants, ceux là même qui déclenchent des émotions aptes à faire « battre la chamade » à nos cœurs. Bien sûr, d’autres sensations peuvent déclencher ce phénomène, comme la peur ou l’affolement, mais je préfère de loin évoquer la première raison.
Venons en maintenant à l’explication de cette locution basée sur des pratiques militaires. Je vous vois venir avec des propos graveleux et suis obligé de vous détromper derechef, je veux parler ici de leur côté artistique et notamment de leur goût prononcé pour la musique. Lorsque une armée capitule, tout le monde a en tête l’image du drapeau blanc agité frénétiquement par un pauvre type qui se demande si l’étoffe est suffisamment visible et sans équivoque pour ne pas être prise pour une arme dangereuse. Imaginez maintenant une armée assiégée dans une forteresse ou un château pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, vous devinez aisément que la moindre parcelle de tissu a été utilisé et qu’il est difficile de confectionner l’immaculé drapeau qui permettra de stopper les combats. Il restait alors aux capitulants, pour faire connaitre leurs intentions, la possibilité de faire sonner les trompettes ou de faire battre les tambours pour annoncer l’intention de se rendre, cette action était appelée la chamade. L’image du roulement de tambours est resté pour désigner ce cœur qui bat, s’affole, succombe et capitule devant les charmes de l’élu(e). Vous ne vous attendiez pas à ce bref mais intense moment poétique, et bien moi non plus d’ailleurs, je n’y suis pas habitué et je vais, de ce pas, me remettre de ces émotions.
Je suis certain que vous écouterez dorénavant d’une autre oreille ces superbes compositions musicales dont seules les meilleures fanfares de l’armée sont capables d’extraire toute la sensibilité.

2 Comments:

Blogger julie70 said...

Tes récits sont innoubliables et vaut le coup que je vais une semaine entière sans rien trouver, puis boum, le voilà.

Et je ne pourrais plus jamais "toucher du bois" sans me rappeller ce que t'as écrit sur celui-là.

9:02 PM  
Blogger Jean Véronis said...

Le coeur bat la chamade pour la belle... et on finit par battre la breloque ;-)

Je viens de découvrir votre blog. Félicitations. Je le mets dans les fils.

12:11 PM  

Post a Comment

<< Home