Tuesday, April 12, 2005

"se mettre le doigt dans l'oeil", c'est pas mon genre, promis juré!


regard "pénétrant" ou regard "fuyant", à vous de choisir Posted by Hello

L’expression « se mettre le doigt dans l’œil » semble définir, à priori fort innocemment, l’image d’une personne commettant une erreur, un impair ou une maladresse. La plupart des auteurs de dictionnaires affirement que l’image proviendrait du signe de croix chrétien qui, exécuté du doigt avec trop de célérité (et d’empressement ?!), amènerait le croyant pénitent a manquer son front au profit de son œil. Cette explication semble assez cohérente et pourrait même être considérée comme suffisante pour justifier un article sur ce modeste blog. Mais j’ai pu retrouver la trace d’origines plus anciennes et surtout bien plus « délectables ». Effectivement, en explorant plus « profondément » le passé de notre langue si riche en argot et en déformation populaire, on peut constater que chacun des mots de cette locution a un équivalent argotique et que s’ils sont tous remplacés par celui-ci, alors apparaît une explication beaucoup plus « salée ». Pour commencer, « se tromper » peut être souvent remplacé par « se fourrer » ou « se mettre ». Jusque là, rien de transcendant, mais si je vous dis que l’œil a longtemps été un synonyme populaire pour exprimer une partie intime de notre anatomie, son « fondements » pour être plus précis, il ne vous reste plus qu’à deviner à quel organe le doigt pourrait il bien faire allusion pour commencer a mieux comprendre. « Mettre le doigt dans l’œil » désignerait donc une certaine pratique sexuelle, explication qui, si l’on se réfère à la première origine citée plus haut et à la « position » de la religion sur ces pratiques, prend encore plus de saveur.
En tout cas, j’espère que sur cette expression je ne me suis pas « fourré le doigt dans l’œil jusqu’au coude » sinon la honte sur moi.
Et puis pour conclure je dirai qu’à partir de maintenant, lorsqu’un garçon affirmera que ce qu’il regarde en premier chez une femme ce sont ses yeux, vous n’aurez plus besoin de le traiter d’hypocrite et vous pourrez le considérer comme sincère.

Friday, April 01, 2005

"battre la chamade", vive le printemps!


les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, ... Posted by Hello


Oups !!
Une semaine sans poster, c’est impardonnable, je le sais et j’essaierai de ne pas renouveler la chose. Heureusement, certaines personnes, très attentionnées et que je ne nommerai pas, avait courageusement et surtout très avantageusement, repris ce flambeau mis en veilleuse momentanée.
J’ai choisi l’expression d’aujourd’hui car elle est dans l’air du temps, nous venons de rentrer dans une saison propice aux amours naissants, ceux là même qui déclenchent des émotions aptes à faire « battre la chamade » à nos cœurs. Bien sûr, d’autres sensations peuvent déclencher ce phénomène, comme la peur ou l’affolement, mais je préfère de loin évoquer la première raison.
Venons en maintenant à l’explication de cette locution basée sur des pratiques militaires. Je vous vois venir avec des propos graveleux et suis obligé de vous détromper derechef, je veux parler ici de leur côté artistique et notamment de leur goût prononcé pour la musique. Lorsque une armée capitule, tout le monde a en tête l’image du drapeau blanc agité frénétiquement par un pauvre type qui se demande si l’étoffe est suffisamment visible et sans équivoque pour ne pas être prise pour une arme dangereuse. Imaginez maintenant une armée assiégée dans une forteresse ou un château pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, vous devinez aisément que la moindre parcelle de tissu a été utilisé et qu’il est difficile de confectionner l’immaculé drapeau qui permettra de stopper les combats. Il restait alors aux capitulants, pour faire connaitre leurs intentions, la possibilité de faire sonner les trompettes ou de faire battre les tambours pour annoncer l’intention de se rendre, cette action était appelée la chamade. L’image du roulement de tambours est resté pour désigner ce cœur qui bat, s’affole, succombe et capitule devant les charmes de l’élu(e). Vous ne vous attendiez pas à ce bref mais intense moment poétique, et bien moi non plus d’ailleurs, je n’y suis pas habitué et je vais, de ce pas, me remettre de ces émotions.
Je suis certain que vous écouterez dorénavant d’une autre oreille ces superbes compositions musicales dont seules les meilleures fanfares de l’armée sont capables d’extraire toute la sensibilité.