Wednesday, February 09, 2005

"Proposer la botte", engagez vous, qu'il disait, engagez vous!


excitant, n'est il pas?! Posted by Hello

L'expression d'aujourd'hui n'est pas pour redorer le blason de la gent masculine puisqu'elle évoque les façons parfois cavalières, voire même goujatières, d'un homme empressé demandant expressément les faveurs sexuelles d'une damoiselle. Ce comportement supposé viril peut donc définir l'expression "proposer la botte", mais je ne suis pas sûr, qu'une fois l'article achevé, vous n'ayez pas quelque doute sur la prétendu virilité d'une telle attitude.
L'origine de l'expression n'est pas sans rappeler non plus quelques stéréotypes à la vie dure qui sévissent encore de nos jours. En effet, tout a commencé dans l'Italie du XVIIIè siécle, plus précisemment à Florence, une ville qui fit sa réputation grâce aux nombreux artistes qu'elle abritât et qu'elle fît connaître dans le monde entier. Cette citadelle de la culture, grouillante de peintres, de sculpteurs et de musiciens, fût trés vite, parfois par la jalousie, souvent par la bêtise, raillée par le reste de l'Italie, voire le reste de l'Europe, car on lui donna la réputation de n'abriter qu'une population d'artistes illuminés mais surtout tous homosexuels. Avec la finesse que vous pouvez deviner, l'idée fît son chemin et ainsi, il fût donné, dans le "kamasutra" de l'époque, un nouveau nom aux pratiques sodomites : "la botte florentine"!
La suite est encore plus intéressante, cette "botte" avait pour l'époque une consonnance trés militaire puisqu'elle évoquait une partie de la panoplie des soldats de cette pèriode, les mousquetaires, ainsi qu'un geste d'escrimeur, une parade. Donc tout naturellement, cette expression glissa (au sens figuré bien sûr) dans le vocabulaire des armées pour désigner certaines pratiques sexuelles des armées en campagne, où la promiscuité et le temps à tuer devaient favoriser certains échanges. Même si aujourd'hui cette expression, devenue "proposer la botte", désigne un comportement plutôt hétérosexuel, on retrouve encore son utilisation dans certains témoignages de légionnaires de la première moitié du XXe siècle. De là à faire un rapprochement avec l'expression "Barbecue" traitée un peu auparavant, il n' y a qu'un pas que je n'ose franchir, la chèvre a suffisamment souffert comme ça!

7 Comments:

Blogger coyote des neiges said...

Ça a un rapport avec l'expression «se faire botter le... derrière»? (Remarquez combien je suis bien embouchée pour l'occasion!)

12:56 PM  
Blogger laurentdebx said...

j'étais presque cerain qu'avec mon histoire de botte, j'intéresserai bien quelques spécialistes mondialement reconnues...

1:52 PM  
Anonymous Anonymous said...

Et "la botte" dans la Fille de d'Artagnan? C'était pas en mettre plein la vue, ça?
Kate

6:27 AM  
Blogger laurentdebx said...

"plein la vue" la métaphore n'engage que toi chère Kate.
J'ai oublié de signaler sur l'article qu'il aurait pu être rapproché de l'expression "avoir le cul bordé de nouilles" expliquée il ya quelques temps!

9:26 AM  
Anonymous Anonymous said...

Tu confonds souvent le passé simple et l'imparfait du subjonctif...

5:20 AM  
Anonymous Anonymous said...

Je confirme pour le passé simple / imparfait du subjonctif...

Il n'y a d'accents circonflexes que pour signaler l'imparfait du subjonctif là où le verbe a la même forme que le passé simple.

8:20 AM  
Anonymous Anonymous said...

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7:24 PM  

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