Friday, January 28, 2005

A table!! Aujourd'hui on se fait un "BARBECUE"


trop tard!!! Je me suis rasé le bouc! Posted by Hello

En ces temps de froid et de gel ou nous avons du mal à réchauffer nos corps et nos esprits et où la cheminée offre plus qu’un simple réconfort visuel, j’ai pensé qu’évoquer l’origine du mot barbecue pouvait être ma contribution à cette volonté collective pour un élévation rapide de la température ambiante.
L’avantage de ce mot est par ailleurs qu’il illustre parfaitement les influences réciproques et successives que les différentes langues subissent et s'infligent continuellement.
Comme souvent, ce mot a une origine lointaine car il évoque une époque où le four à pyrolyse n’était pas encore inventé ; l’inventeur lui même n’avait même pas été conçu, c’est vous dire !
En ces temps reculés, donc, les cuisiniers, au sens pragmatique aiguisé comme leurs couteaux, préféraient souvent préparer les viandes directement au dessus d’un feu de bois, plutôt que de perdre temps et énergie à dépecer la bête pour la faire revenir dans une casserole ou une marmite.
Un des animaux les plus prisés était la chèvre qui, ne fournissant pas de laine comme les moutons, ne pouvait pas servir à grand chose d’autre qu’à la digestion des grands de cette époque. Afin d’être installé confortablement, le pauvre animal était embroché et placé au dessus des braises. Pour une meilleure rotation et ainsi une cuisson bien homogène, la broche (attention aux âme sensible, la suite peut leur être pénible) était passée par la bouche puis poussée pour ressortir par l’arrière train. Une légende soutient d’ailleurs que le cri de la chèvre, qui ressemble à une sorte de « mais !!!! » interloqué et chevrotant, serait l’expression de son refus depuis cette époque (avant elle était muette).
La technique fût donc décrite comme passer la broche de la « barbe à la queue ». Aussi barbare était cette pratique, aussi appréciée était elle et sa renommée franchissait les frontières et les mers, arrivant même jusque dans les cuisines de nos « amis grands bretons ». Or, déjà à cette époque, la prononciation par les anglais de la langue de Molière posait quelques difficultés, notamment le « u » traduit phonétiquement en anglais par « you » ce qui conduisit les cuisiniers à transformer le terme original en « barbe à qu’you » qui devint après barbecue.
Le fait est que nous utilisons aujourd’hui ce mot comme un « anglicisme » alors qu’en réalité ce n’est qu’un juste retour à l’envoyeur
Alors un morceau de cuisse ou de langue ? Bon appétit !

Thursday, January 27, 2005

S'en moquer comme de l'an 40


La fin du monde aura t elle lieu? Posted by Hello

Aujourd’hui, chèrs(es) lecteurs et lectrices, (j’ai utilisé le pluriel pour évoquer votre multitude croissante, après tout eu delà de 1, vous êtes déjà plusieurs), j’ai choisi une expression, non pas pour l’originalité de son origine, mais plutôt par la méprise collective la concernant. Effectuez un sondage auprès d’un échantillon représentatif de la population française (il suffit pour cela de prendre 100 individus regardant TF1 ou M6, un soir de « star Ac » ou de « Koh lanta ») et posez la question suivante :
« D’après vous, à quelle événement fait allusion l’expression s’en moquer comme de l’an 40 ? » . Que croyez vous obtenir comme réponse ? Celle que vous donneriez aussi, ainsi que votre modeste et humble serviteur qui n’a pas honte d’avouer que son inculture crasse le met parfois au niveau des téléspectateurs sondés ci dessus : « diantre, pardonnez ma franchise mais la question paraît simple, la référence semble être la seconde guerre mondiale » est certainement la réponse que vous obtiendrez le plus souvent.
Première remarque, j’ai bien entendu pris la liberté d’adoucir le style linguistique originel de la réponse pour être plus clair car la réponse d’origine était : « il est con çuilà avec ses questions à la noix! 40, C’était la guerre contre les bochs ! ».
La deuxième remarque concerne le fond de la réponse, faux dans les deux cas, car l’année citée ici fait allusion à une période qui fêtera bientôt (dans 35 ans exactement, à l’échelle de l’humanité, ça paraît peu) son millième anniversaire. Les forts en maths ont déjà fait leur calcul, il s’agit donc de l’an 1 040. Que s’est il passé de si extraordinaire cette année là pour qu’une expression soit restée aussi longtemps dans les mémoires ? Donc là, les pas forts en maths plongent dans leur bouquin d’histoire et autres encyclopédies pour essayer de se faire mousser à leur tour, en vain ! Car il ne s’est justement strictement rien passé de notable cette année là! Pour être plus précis, il devait se passer quelque chose, ni plus ni moins que la fin du monde, événement annoncé par un illustre inconnu dont j’ai oublié le nom mais qui a jeté une énorme vague d’angoisse sur la population de l’époque. Celle-ci, lorsque la date fût passée et qu’elle fût ainsi rassurée sur la pérennité de notre planète, pris le parti de se moquer de cet épisode ce qui devînt « s’en moquer comme de l’an 40 » !
Si vous souhaitez un jour briller en société, n’hésitez pas à ressortir cette expression et à piéger vos interlocuteurs, je vous garanti le résultat, j’ai testé pour vous (enfin le piège a fonctionné, pour ce qui est de briller, j’ai bien peur que ça soit un peu juste).
Sinon, encore mieux, vous pouvez jouer les branchés en changeant le 40 en 6 ou 12 puisque ce sont les prochaines « fin du monde » prévues !
A bientôt.

Monday, January 17, 2005

"Dés potron minet", j'en baille d'avance


matinal, peut être, mais siestard quand même! Posted by Hello

L’expression choisie cette fois s’appuie sur le mot potron qui, par des circonvolutions diverses et des évolutions variées de la langue française, vient de "poitron", qui lui-même vient de "poistron", du latin posterio, postérieur : le derrière, donc. Oui, je sais ! Encore une attaque au dessous de la ceinture. Mais faut il me jeter la pierre (Pierre) alors que je n’y suis pour rien si la sagesse populaire utilise les moyens mémnotechniques dont elle dispose pour retenir les expressions française : l’éternel « pipi-caca »?. Cela dit, il s’agit donc ici d’évoquer le postérieur d’un animal, ce qui en atténue bien la portée provocatrice, onvenons en!
« Dés potron minet » signifie aussitôt que l’on voit le derrière des chats, donc assez tôt le matin. Trois remarque peuvent être ajoutées toutefois :
La première, l’expression originale était « dés potron jacquet », jacquet signifiant écureuil, en normand, animal réputé visiblement pour son réveil matinal. Mais bon, il est déjà difficile de maîtriser la langue française, alors s’il faut y ajouter le normand, impossible de s’en sortir !
Deuxième remarque, on observe quelquefois une variante, « dés patron minet », celle ci suggérant qu’une présence à l’aube, sur le lieu de travail, permettrait d’apercevoir la partie postérieure du chef. Je suis tenté d’émettre quelques doutes sur ce point car tout ceux qui ont eu un chef une fois dans leur vie savent que cette partie de l’anatomie est le plus souvent, chez cette individu, non visible car collée à la chaise qui la supporte toute la journée.
La troisième remarque est plus une interrogation, y aurait il un lien avec l’expression « avoir la tête dans le cul », quand on se sent un peu vaseux le matin au réveil ? Si c’est le cas, pauvre chat !

Wednesday, January 12, 2005

T'as vu ta paume (suite)

Voici venir le temps des promesses à tenir, alors sans me faire prier voilà les solutions des « énigmes » issues de l’article précédent :

Prendre la balle au bond
Prendre la balle au "bond", c'est saisir la balle avant le "rebond" au sol : à la volée. Maîtriser ce coup était le gage de la qualité et de la vivacité d'un joueur. Dès la Renaissance, l'expression est utilisée pour désigner "l'esprit vif" d'un interlocuteur lors de différents échanges verbaux. Et oui, les sportifs ont de l’esprit ! je le sais, j’en suis un !

Qui va à la chasse... perd sa place
La "chasse" est un point particulier du jeu de paume. Lorsque cette chasse est obtenue les joueurs changent de côté. Le joueur au service... "perd sa place" favorable. L'origine de cette expression ayant été oubliée, elle a pris par la suite un tout autre sens. Notre époque marque quand même une évolution notable dans cette approche car il n'ait plus besoin d’aller à la chasse pour perdre sa place.

Tomber à pic
Si la balle tombe au pied du mur du fond, côté dedans, elle marque une chasse "pic". Avoir la possibilité de réaliser ce point, à certains moments décisifs de la partie, assure un avantage indéniable au joueur l'ayant réussi. "Tomber à pic", c'est donc faire le bon point au bon moment. En même temps, il vaut mieux tomber à pic que dessus ce même pic.

Rester sur le carreau
Le sol d'un jeu de paume était autrefois constitué de carreaux, qui auraient donné le nom au sol même du jeu. L'expression "rester sur le carreau" est devenue symbole de la chute de l'adversaire. Soit qu'il tombât en voulant rattraper la balle, soit simplement qu'il perdit la partie. Si nos ancêtres avaient connu la moquette, on dirait aujourd’hui « rester sur la moquette », étonnant non ?

Épater la galerie
Les galeries sont les espaces couverts ceinturant le jeu de paume où se tenaient les spectateurs. A partir de la Renaissance, la galerie désigne les spectateurs. Épater la galerie signifie disputer une partie en suscitant une admiration à en couper les jambes : "é-patter". C’est ma préféré celle ci, j’imagine les spectateurs et trices en habits de l’époque dans un petit couloir admirant ces sportifs de l’époque et se prendre une balle dans l’œil

Jeu de main, jeu de vilain
Joué d'abord à main nue, le jeu de paume évolue à la fin du moyen âge vers un jeu de battoirs ou de raquettes. La raquette et le battoir étant des objets d'un certain prix, leur usage les réservent par définition à la "noblesse". Pour les "vilains", Le jeu reste un "jeu de main". Et maintenant, on joue avec de la fibre de carbone, vive les temps modernes

Tripot
A l'origine, le mot de tripot designe la salle de jeu de paume. Très tôt, des paris parfois truqués se développent sur les parties. Ces paris et l'installation d'autres jeux ont donné mauvaise réputation aux jeux de paume. Ainsi au cours du XVIIe siècle le terme "tripot" devient péjoratif. DE nos jours on appelle ça la "bourse" ou les "marchés financiers"

Avoir l'avantage
Être à un point de gagner le jeu. La formule passée dans le langage courant est issue du jeu de paume. Elle est toujours utilisée dans le comptage des point au tennis. Le mot de "tennis" lui même proviendrait de "Tenetz" employé à la paume pour avertir l'adversaire avant de servir. 9a c'est pour en boucher un coin à nos amis anglo saxonx, persuadés d'avoir tout inventé

Bisque, bisque, rage !
Une "bisque" est un "point gagnant" dont le joueur peut bénéficier une fois dans la partie au moment de son choix. Le gain du point, et souvent même du jeu, par l'usage de cette sorte de "joker", entraine bien souvent la rage et le dépit de l'adversaire. Cet usage est quasi abandonné.
Peloter
Peloter désignait le fait de jouer à la paume sans compter les points, pour le plaisir. C'est le jeu avant la partie. Certains auteurs ont repris les termes de la paume pour relater de manière elliptique les badinages de l'amour et certains mots sont ainsi passés dans le langage familier. Il en fallait bien une un petit peu en dessous de la ceinture, juste pour le plaisir.

Les enfants de la balle
A l'origine, "Les enfants de la balle" sont les enfants des Maîtres paumiers. Leur adresse proverbiale les a immortalisés. A partir du XVIIe siècle, Les enfants de comédiens utilisant les salles de jeu de paume pour leurs représentations deviennent aussi des "enfants de la balle".

Voilà, je trouve personnellement assez étonnant ce que ce jeu, oublié et délaissée, a pu extraire comme expressions modernes et usités encore aujourd'hui. a la prochaine.

Friday, January 07, 2005


T'as vu ta paume? Posted by Hello



J’ai choisi aujourd’hui de vous parler d’un ensemble d’expression, au lieu d’une en particulier (et oui, les soldes commencent, pour moi aussi, y a pas de raison), parce qu’elles ont toutes la même origine : le jeu de paume. Ce jeu, ancêtre du tennis, et qui a laissé à l’histoire le serment du même nom, a finalement laissé peu de traces sur le plan sportif. Qui se souvient des exploits de Louis X, de Henri IV et de François I, alors qu’ils furent numéro un à l’ATP de l’époque ? Sur le plan historique, mais aussi linguistique ce jeu a apporté pourtant une contribution d’une surprenante et, surtout, oubliée richesse. On compte effectivement plus de 10 expressions issues des règles ou des situations liées au jeu de paume !
Imaginez un instant que vos arrière-arrière-arrière petits enfants utilisent, au siècle prochain, dans leur langage courant, des termes provenant du foot, du catch voire du sumo ?! Comme moi, un frisson d’effroi vous parcoure l’échine à l’évocation de cette idée. Ces sports modernes ont ils pour autant la même influence que leur illustre ancêtre à raquette ? J’ai tendance à penser que la portée sociologique du jeu de paume est plutôt comparable, pour notre époque, à des phénomènes de type télé réalité, star ac, pop star, koh lanta, l’île de la tentation, …
Il ne s’agit plus alors d’une vision effroyable de notre avenir linguistique qui surgit alors,mais bien apocalyptique !
En ce qui concerne les expressions, comme je suis moi même très joueur, je vais procéder en deux étapes. Je vous donne la liste aujourd’hui et je vous délivrerai les explications dans mon prochain article. D’ici là, n’hésitez pas à faire travailler vos neurones ou votre imagination pour tenter de trouver vous même (pour certaines c’est facile mais pour d’autres, …)

Prendre la balle au bond
Qui va à la chasse... perd sa place
Tomber à pic
Rester sur le carreau
Épater la galerie
Jeu de main, jeu de vilain
Tripot
Avoir l'avantage
Bisque, bisque, rage !
Peloter
Les enfants de la balle

Wednesday, January 05, 2005


bonne année Posted by Hello

J’imagine aisément le soulagement poindre et l’espoir renaître sur le visage de mes nombreux admirateurs et, surtout, admiratrices : en s’apercevant de mon retour sur l’univers blogesque.
A tous ceux là ainsi qu’aux autres je souhaite une bonne et heureuse année. D’ailleurs c’est sur cette expression de « bonne année » que je vais commencer celle de 2005.
Non pas qu’il y est une histoire croquante et/ou croustillante au sujet de celle-ci mais l’amie e-diote a exprimé une opinion à son sujet qui mérite visiblement un débat.
Il est incontestablement très mesquin de n’attendre que les occasions conventionnelles pour avoir des pensées envers les gens aimés ou appréciés de son entourage ; tels le goujat qui n’invite sa moitié au restaurant qu’une fois par an la Saint Valentin, l’hypocrite moyen qui n’appelle « ses proche » que le jour de leur anniversaire ou bien le faux cul de base qui se souvient de vous justement le jour où vous venez de gagner le gros lot à la loterie. Les sentiments n’ont pas besoin d’une date pour s’exprimer avec sincérité et spontanéïté, bien au contraire. Tout ceci me rappelle ces deux types dans « Alice aux pays des merveilles qui passaient leur temps à fêter les « non-anniversaire ».
Voilà, ça c’était pour caresser l’humeur de mon amie e-diote dans le sens du poil (un peu de miel n’a jamais fait de mal à personne) et puis tant que ce n’est que l’humeur, ça reste une attitude de gentleman, n’est il pas ?
J’aimerai cependant faire un ou deux petites remarques complémentaires, juste pour dire que tout n’est pas noir ou blanc dans ce bas monde et que le gris est parfois plus proche de la vérité (même si c’est franchement une couleur moche). Tout d’abord, je trouve sympathique voire indispensable que certains sentiments soient exprimés parfois par une population entière au même moment. Cela donne l’impression de partager quelques valeurs avec une communauté qui peut paraître plus indifférentes à votre cas le reste du temps. Ces vœux de bonne année sont aussi l’occasion d’échanger quelques mots avec des personnes que l’on croise au quotidien sans pour autant avoir le temps de passer le stade du « bonjour, ça va ? ».
Et puis plus simplement, que penserais je d’un « ami qui attendrait le mois de décembre pour me souhaiter la bonne année parce qu’il n’aurait trouvé que ce moment là pour le dire sincèrement ?
Tout cela pour dire que je suis encore un peu sous le contre coup de ces fêtes fatiguantes et que quelques bulles, coincées dans mon cerveau déjà bien embouteillé, font tourner mes neurones au ralenti (et je parle même pas des synapses).
A bientôt pour une nouvelle vraie expression et en attendant je vous embrasse tous, autant que vous êtes, en espérant que 2005 vous apporte gloire et fortune (c’est un minimum n’est ce pas ?)